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Les co-responsables de l’exode africain

Les co-responsables de l’exode africain

   L’Afrique noire est victime d’un crime en bande organisée, d’un pillage de ses richesses minières, pétrolières et agricoles par une bande organisée composée de trois catégories de prédateurs dont il convient de hiérarchiser les responsabilités.

vvvSans hiérarchisation de ces dernières on s’expose à ne pas comprendre le désastre que constitue l’exode de dizaine de milliers de Maliens, Sénégalais, Nigériens, Burkinabés, Togolais, Camerounais, Nigérians ou Congolais. On s’expose surtout à se laisser manipuler par les médias occidentaux et par les politiciens européens et nord-américains avec leurs beaux discours creux sur « droits de l’homme ».

   Alors, allons-y !

   En haut de cette hiérarchie, tout en haut, à la tête de cette bande organisée qui pille l’Afrique depuis des siècles, ce qui contraint les populations de ce continent à fuir et à essayer de traverser la Méditerranée au péril de leur vie, il y a l’Europe et l’Extrême-Europe (ou Etats-Unis). Il y a les grandes compagnies minières françaises, anglaises, belges, italiennes, hollandaises, espagnoles et bien sûr nord-américaines : Total, British Petroleum, Gécamines, Areva, United Fruit etc…Il a la « Françafrique » et le franc CFA qui réduit l’indépendance des pays africains, obtenue dans les années 60, du siècle dernier à un simulacre. Un pur simulacre ! Les richesses du continent africain sont pompées et transvasées en Europe et en Amérique du Nord, ne laissant que des miettes aux populations locales.

   Donc grand chef de la bande organisée qui pille l’Afrique noire : les Occidentaux.

   Au milieu de cette hiérarchie de bandits, en deuxième position si l’on préfère, il y a les chefs d’état africains, les soi-disant « présidents » qui ne sont que des marionnettes aux mains des Occidentaux qui soit les ont placés à ce poste soit les soutiennent militairement. Sauf dans de très rares pays comme le Ghana, le Rwanda ou le Bostwana qui font honneur au continent noir. Ces présidents-prédateurs volent donc eux aussi les richesses de leur pays et les placent dans des villas somptueuses en Europe ou aux Etats-Unis, des voitures de grand luxe ou des yatchs pour milliardaires, quand ils ne les gaspillent pas dans les casinos de la Côte d’Azur ou de Las Vegas. Et quand leurs peuples se révoltent, il y a toujours une intervention militaire occidentale, souvent française, pour « rétablir la démocratie ». Interdit de rire !

   Donc les deuxièmes coupables du crime en bande organisée contre l’Afrique noire sont les présidents de ces pays eux-mêmes.

   Enfin, en troisième position, il y a les pays d’Afrique du Nord peuplés par les Arabo-berbères, pays qui sont les points de passage, géographie oblige, des migrants négro-africains sur le chemin vers le pseudo-eldorado européen. Pour atteindre, à pied ou en bus, l’Italie, la France u l’Espagne, il faut bien traverser d’abord le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye ou l’Egypte. Dans ces pays, les migrants subissent des situations atroces, comme ces ventes d’esclaves à la criée en Libye, mais aussi des viols, des rackets, situations renforcées par l’indéniable négrophobie qui sévit dans le monde arabo-musulman depuis toujours. Même si le tout premier muezzin de l’islam, le premier à avoir lancé l’appel à la prière, le fameux « Allah-ou Akbar », fut le Noir Bilal. Même si, en enjambant les siècles pour arriver à notre époque, le grand argentier de KADHAFI, celui qui gérait les énormes richesses pétrolières de la Lybie, fut un Noir, Mohammed SALEH. Les Arabes n’ont toujours pas demandé pardon pour l’esclavage qu’ils pratiquèrent durant des siècles au motif que leur forme d’esclavage n’était pas racial, mais religieux. S’il est vrai qu’entre le IXè et le XIIè siècle, il y a eu 1,5 millions d’esclaves blancs (Français, Espagnols, Italiens Corses, Sardes, Siciliens etc…) en Afrique du Nord, s’il est vrai que CERVANTES, l’auteur de « Don Quichotte », fut esclave des Barbaresques à Alger pendant trois ans, il n’en demeure pas moins que le préjugé de couleur et la négrophobie existent dans le monde arabe et doivent être fermement dénoncés. Sinon s’agissant du pillage actuel de l’Afrique noire, ils sont placés en troisième position dans la hiérarchie des bandits en bande organisée parce qu’ils sont eux-mêmes sous-développés, que leurs propres citoyens traversent clandestinement aussi la Méditerranée et s’y noient fréquemment tout comme les migrants négro-africains. Il n’y a d’ailleurs aucune grande société ou compagnie minière arabe qui se remplit les poches en Afrique noire.

   Donc les troisièmes co-responsables des souffrances des Négro-africains sont les Arabes, même s’ils jouent surtout le rôle de contremaîtres ou de geôliers.

   Mais faisons attention !

   Très attention ! Pointer du doigt les troisièmes co-responsables en ignorant les deux premiers revient à se fourrer le doigt dans l’œil. A se faire manipuler même ! Car n’est-il pas indécent que les premiers responsables, les Occidentaux, pointent du doigt la Libye dont ils ont détruit militairement le pays (120.000 morts à ce jour) suite à l’agression militaire française conduite par Nicolas SARKOZY ? N’est-il pas scandaleux que ceux qui pillent les richesses africaines se posent en grands défenseurs des droits de l’homme et parlent de « crime contre l’humanité » devant ce qui se passe en Libye ?

   Oui, ce qui se passe en Libye est scandaleux et condamnable, mais le premier, le tout premier crime contre l’humanité, crime qui se déroule tous les jours, c’est l’exploitation éhontée des richesses du continent noir par les Occidentaux, chose qui oblige les populations africaines à fuir et à rêver d’un avenir meilleur en Europe ou aux Etats-Unis.

   Ne pas comprendre cela revient à se laisser berner une fois de plus…

 

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