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LES AFROBOLIVIENS DEMEURENT VICTIMES DU RACISME STRUCTUREL

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Environ un an après avoir quitté ses activités de législateur, l'ancien député afrobolivien Jorge Medina est revenu aux bases et dirige une institution destinée au soutien de la communauté noire dans le pays.

Il a récemment visité l'Université de Harvard aux États-Unis où il s'est réuni avec divers dirigeants et représentants afrodescendants et a exposé la nécessité d'en finir avec le racisme structurel qui perdure en Bolivie.

Le symposium  "Afrodescendientes: quince años después de Santiago. Logros y desafíos" (Afrodescendants, quinze ans après Santiago. Réussites et défis) organisé à l'Université siégeant dans le Massachusetts au début de décembre a permis d'évaluer les avancées en matière de lutte contre le racisme et la discrimination, entre autres des demandes et besoins des afrodescendants dans la région latinoaméricaine.

En ce qui concerne le cas bolivien, Medina a exposé les normes législatives obtenues dans ce cadre. La Loi 045 de lutte contre le racisme et la discrimination, dont il est l'initiateur, a été appréciée par les participants compte tenu du fait que la Bolivie est un des rares pays disposant d'une telle norme, après Brésil, Costa Rica et autres.

"La Bolivie se distingue des autres pays parce qu'elle a applique les préceptes de la déclaration de Durban datant de 2001 qui rendaient compte de la nécessité de travailler sur des normes dans chacun des pays des Nations Unies pour éliminer le racisme et la discrimination . Cet événement nous a permis d'analyser et de formuler l'objectif de mettre fin au racisme structurel. En Bolivie, il existe un racisme structurel que nous devons éliminer en 10 ans", a indiqué Medina à l'ANF.

Le racisme structurel est lié selon ses explications, à ces pratiques qui empêchent les afroboliviens de continuer de monter et de progresser dans un environnement dans lequel auparavant on leur refusait l'accès. Il donne l'exemple de cela dans le secteur policier ou militaire qu'ils ne pouvaient pas intégrer ou auquel ils accédaient en très petit nombre.

"Le racisme structurel demeure présent parce que même si aujourd'hui, il y a des élèves officiers et des officiers originaires du peuple afrobolivien, ils n'accèdent toujours pas à des espaces de hiérarchie supérieure ou sont méprisés ou leurs capacités sont sous-estimées, et qui sont donc destinés à des fonctions de moindre importance, tandis que les fonctions importantes et de décision sont toujours aux mains des mêmes de toujours ", explique-t-il.

L'objectif d'éliminer ce racisme structurel est fixé dans les dix prochaines années, dans le cadre de la décennie des Afrodescendants approuvé par l'Assemblée des Nations Unies pour la période 2015-2024.

traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga http://guyzoducamer.afrikblog.com/

 

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