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L’EPNM rétablit le mensonge en 10 points

Il fallait s’y attendre...

 

Au lieu de prendre leur part de tort dans le scandale des archives de la Région Martinique, entreposées dans le vide-sanitaire de la BU, au mépris de la sécurité des étudiants et des personnels, les lieutenants de l’ex-région Martinique accusent...

 

Et pour ce faire, ils passent sous silence ce que nous allons patiemment révéler article après article.

 

1/ En tout premier lieu, en tant qu’exécutif responsable, l’ex-président de région, Serge Letchimy, n’aurait jamais dû déposer, stocker, faire héberger ses archives dans une université.

Cet acte et cette décision sont contraires à toute la réglementation sur les archives publiques. Et que des experts scientifiques des archives, placés sous l’autorité de l’État aient pu les laisser faire, et même les accompagner dans cette monumentale faute, est tout simplement stupéfiant !

 

2/ Pourquoi une région qui prétend seulement louer des salles à l’UAG, a-t-elle besoin de préciser dans toute la convention que c’est le CEREGMIA qui est son partenaire (UAG-CEREGMIA ?) ?

 

3/ Pourquoi s’il s’agit seulement de location, location au demeurant totalement illégale, a-t-on besoin de verser 55 000 euros à l’UAG,  sans mise en concurrence, au bénéfice du CEREGMIA ?

 

4/ Pourquoi, alerté en 2012, par l’archiviste de la région qui s’est montré exemplaire en la matière, l’ex-président de région n’a-t-il pas  immédiatement fait procéder au retrait de ses archives, alors que la convention était caduque ?

 

5/ Si l’UAG-CEREGMIA, comme Serge Letchimy le prétend aujourd’hui était si incompétente, pourquoi n’a-t-il jamais alerté l’assemblée plénière sur cet entreposage sauvage et sur les risques forts de dégâts incendie qu’il faisait peser sur les étudiants et les personnels de l’université ? Pourquoi a-t-il attendu jusqu’à aujourd’hui, dans un communiqué plus qu’incohérent, pour dénoncer dans un même élan, Fred Célimène, alors vice-président de pôle, et le Préfet ?

 

6/ Pourquoi, en regard de cette incompétence, Serge Letchimy a –t-il demandé à Pascal Saffache, alors président de l’UAG,  le prolongement de ce qu’il appelé son « bail » ?

 

7/ Pourquoi, entre 2012 et fin 2014, l’ex-président de région n’a-t-il pris aucune initiative pour retirer ses archives,  dont il savait pourtant pertinemment qu’elles étaient entreposées dans de sinistres conditions ?

 

8/ Pourquoi la préfecture, maintes et maintes fois alertée en 2012 par l’archiviste  de la Région n’a-t-elle pas diligenté une enquête pour savoir ce qui se passait et vérifier que la vie des étudiants et des personnels n’était pas en danger ?

 

9/ Pourquoi donc ce silence de la Préfecture en 2012,  puis en 2015 ?

Pourquoi avoir attendu autant après la nouvelle alerte de février 2016 ?

 

 10/ Du  fait de l’inconséquence de Fred Célimène, vice-président de pôle en 2011 et 2012, couvert par Serge Letchimy qui ne l’a jamais dénoncé préférant le considérer publiquement  en 2014 comme son « ami », comment accepter l’inacceptable, à savoir que des étudiants soient sacrifiés et que des  archives publiques, ainsi manipulées et stockées sans aucun respect de la réglementation, soient, elles , aussi mises en danger ?

 

Enfin, à travers un communiqué,  EPNM tente de pointer l’irresponsabilité d’Alfred Marie-Jeanne, comme s’il était possible de se dédouaner en attaquant ceux qui étaient là avant et qui avaient eu au moins le mérite de ne pas manipuler n’importe comment les archives.

 

C’est comme si un médecin, trouvant un malade en train de prendre un médicament peu efficace,  prescrit par un autre confrère, prescrivait  à ce malade un autre médicament, encore plus dangereux pour sa santé, en lui disant : « De toute façon, tu étais déjà mal soigné, donc autant que je t’achève ».

 

C’est irresponsable, aussi irresponsable que de mettre autant de matière calorifique dans un vide-sanitaire, servant de coupe feu incendie !

 

Non, Messieurs, ce n’est pas juste une affaire entre politiciens ; ce ne sont pas juste quelques cartons pour lesquels on fait une histoire !

Non c’est l’histoire d’une irresponsabilité à forte dimension pénale, tant pour la sécurité des personnes que des biens.

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