Accueil

Législatives, d'hier à demain ?

Ce que je crois et pour avancer dans notre choix d'élus pour la députation  du 11 juin prochain, il serait  peut-être  souhaitable que nous nous posions quelques questions.

 

La première  interrogation qui peut paraître provocatrice  serait :

que s'est-il réellement passé à la Martinique,  depuis le premier janvier 2016, date officielle de la naissance de la Collectivité Territoriale.

Et, pouvons-nous dire qu'il s'agit  simplement d'une fusion du département et de la région,  où est-ce plus complexe ?

 

La deuxième interrogation serait :

que nous promet dans le futur, le résultat des élections présidentielles  et dans cette  mandature que l'on dit émancipatrice, comment nous plaçons-nous face à  cette nouvelle autorité ?

 

Durant plusieurs mois et particulièrement depuis mars  nos yeux sont demeurés rivés sur le petit écran qui apportait les nouvelles politiques de  l'Hexagone.  On se serait cru au moment des mondiales du Football 

 

 

Quelques-uns  ont ri,  kra kra  kra, sur les télé-réalités politiques et  les aventures de Fillon, d'autres  en ont  pleurer, au motif « tout le monde peut se tromper, c'est pas si grave qu'un candidat à la  présidentielle soit voleur et menteur , c'est un homme de droite après tout ).

 

D'autres encore ont trouvé que la plus valeureuse des candidatures serait celle du Front National. Elle au moins, aime les pauvres et   elle aime les nègres et saura les défendre  

 

Pour le premier candidat ici nommé, les oublieux ont décidément la mémoire courte, en particulier,  ceux  qui ont pris des volées de coups de roche aux Terres Sainville, durant la grève générale en Martinique en février  2009

 

Ils ont oublié que

Fillon = premier ministre frappeur de l'époque,  face à Yves Jégo Secrétaire d’État à l'Outre-Mer et une grève générale contre la vie chère et le carburant, contre une situation économique et sociale intenable 

 

Ils ont oublié !

 

Pourtant si les dernières élections avaient laissé place à la droite française  si , il  n'y avait pas eu de Pénélope Gate , la France se serait retrouvée avec des présidentielles :  FN ou  LR

 

« Les gens », comme aime à dire Mélenchon-de-France, auraient offert un  fauteuil de président  à  Fillon au lieu de Macron !

 

Et comme aurait dit  mon père

 «  Kou ta la,  sé té ké :  Voum tout pri ! Sauf Sidoine *!  Jôdi tala, sé an bra jéra , zot té ké domi.

 

Bien heureusement, notre situation a quelque peu changé, grâce à la CTM et avec ou sans Pénélope-Gate, avec ou sans Fillon, les évolutions statutaires ont rendu notre île moins altérables aux dictas d'où qu'ils viennent.

 

 

 

Et même si beaucoup doutaient de cette majorité qui nous gouverne, force est de constater que si quelques accrocs empêchent la machine d'aller à un rythme constant, on ne peut nier que  chacun a pris ses marques en mettant en avant l’intérêt supérieur de la Martinique.

 

A partir du 17 juin prochain, les nouveaux parlementaires élus du pays Martinique, auront d'autres préoccupations que les  guéguerres de chefs  EPNM/GRAN SANBLE.

Ils auront face à eux, les représentants du nouveau chef de file de la France, lui qui n'a pas de temps à perdre, car son quinquennat doit marquer le début d'une nouvelle ère.

 

Concernant les Collectivités territoriales, les desseins de ces énarques à l'inspiration libérale, sont clairs, et les parties vont se jouer, selon l'élu territorial qui  sera en face d'eux. Le temps des Antilles, danseuses de la République, est bel et bien fini  et  nous devons nous en réjouir, mais gare à ceux qui auront fait le déplacement mais qui n'ont pas d'autres mandements  que « Je dis comme ces messieurs »

 

La dernière question que je me pose est la suivante. 

Bien que  nous soyons aujourd'hui Collectivités Territoriales, l’État  a toujours persisté face à nous, dans des réflexes napoléoniens, comment face à cela, nos élus martiniquais coincés dans le rapport affectif de la mère patrie et du complexe de la négritude, sauront démontrer que ce qui nous est dû, ne peut être négociable ?

 

Dans le Nord de l'île, ces questionnements  peuvent nous apparaître  comme lointains et c'est bien légitime au vu de notre situation.  . Nos préoccupations vont bien au-delà des grands chantiers et la réforme de la loi travail ????? 

Ici, on s'en fout un peu ! Parce que

 

A la Martinique, nous n'avons pas de travail dans le Nord  On ne connaît plus le mot « syndicat » La révolte de Chalvet à Basse Pointe,  en février 1974, c'est désormais une chanson de  la préhistoire.

 

Notre problème est donc ailleurs !  Aussi nous devons nous poser une énième et vraie  question

 

Depuis cinq ans,  quel parlementaire  de Martinique  a soulevé le problème du désenclavement, de la formation professionnelle ?

Qui s'est préoccupé  de l'éradication de l’illettrisme, ce mal  qui rend nos jeunes fous furieux,  parce qu'ils se sentent trop diminués ?

     

Ici, le plus grand nombre de la population survit du RSI  et des allocations familiales que des salopards osent nommer « allocations braguettes »  Mais le travail, cet élément émancipateur, c'est pour eux,  une Arlésienne !

 

Depuis cinq ans, aucun député du Nord n'a véritablement abordé ces sujets avec la volonté de trouver des solutions.

Ce chapitre est vierge de projets et de commencement. Tous ceux qui vivent dans le Nord  le savent,

RIEN ne pourra exister réellement  par des saupoudrages.

 

Si économiquement la Martinique du 21ème siècle, doit avancer, elle devra commencer par le Nord où le potentiel est immense. Berceau de l'île  et riche d'un patrimoine et de traditions qui sont des atouts indiscutables,  malgré les difficultés que rencontrent l'agriculture et ses terres empoisonnées du côté de Sainte Marie, La Martinique sera avec le Nord,  ou ne sera pas. 

 

Cessons de nous berner en laissant  penser à notre jeunesse  que la situation du Nord  est une fatalité.   Aidons la plutôt  à ne plus se nier, aidons ces jeunes, à prendre conscience qu'ils sont les premiers acteurs de notre société

 

Ici, des investissements liés à l'environnement et au tourisme, sont possibles. Le parti politique Martinique écologie- porte ce projet, son porte-parole  en possède  la langue et il  saura en  défendre les arcanes,  sur les bancs de l'Assemblée

 

C'est pourquoi notre  conscience doit  nous interdire de  donner nos voix à des hommes ou des femmes incapables de nous représenter, au prétexte que nous l'avons toujours fait.

 

Je suis toujours choquée d'entendre dire que pour convaincre, il faut commencer par le bas ! Quel bas ?

Chez nous dans le Nord, il n'existe pas de bas peuple, il y a le Peuple !

Le 11 et le 17 juin,  nous devons avoir le courage de regarder quel élu peut nous sortir réellement des ornières de cet obscurantisme dont nous serions frappés

 

Louis Boutrin, le pourra. Il est membre de la Collectivité Territoriale de Martinique,  il est engagé dans ce difficile combat politique qui doit faire face au Ministère de l'Outre-mer et la nouvellement nommée : Madame Annick Girardin.

 

En votant pour Louis Boutrin, je penserai à nous les femmes, à nos enfants et je voterai pour celui qui saura le mieux nous défendre car il connaît les dossiers épineux, ceux qui nous étreignent la gorge.  Ainsi, nous voterons pour un député  utile, vous, comme moi !

Pages