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LE MULATRE CHAVEZ ET L'INDIEN MORALES HONNIS PAR LA BOURGEOISIE BLANCHE

LE MULATRE CHAVEZ ET L'INDIEN MORALES HONNIS PAR LA BOURGEOISIE BLANCHE

   Nous l'oublions trop souvent : les indépendances des pays d'Amérique du sud, au XIXe siècle, ont été conduites par les Blancs créoles.

   Le plus célèbre des leaders révolutionnaires Simon BOLIVAR était un propriétaire d'esclaves qui lorsqu'il se trouva en difficulté face à l'armée espagnole, trouva refuge en Haïti où le président (mulâtre) PETION lui fournit argent et armes, ce qui lui permit de continuer la lutte jusqu'à la victoire c'est-à-dire l'indépendance du Venezuela-Colombie (territoire uni  l'époque).

   BOLIVAR avait fait appel aux esclaves noirs afin qu'ils rejoignent la lutte de libération nationale avec la promesse d'abolir l'esclavage une fois l'indépendance obtenue, ce qu'ils firent en masse, mais le jour venu le Béké BOLIVAR n'en fit rien !!! Partout en Amérique du sud et dans la Caraïbe hispanophone et lusophone subsiste une minorité de descendants directs d'Espagnols et de Portugais, les Békés sud-américains, qui a toujours développé une attitude raciste envers les Indiens, les Noirs et les Métis. C'est cette bourgeoisie compradore qui, complice des multinationales étasuniennes, contribue à exploiter leurs propres pays depuis près de deux siècles déjà.  

   Bourgeoisie compradore, parasite, incapable, soumise à ses cousins du Nord, les Blancs américains, complexée face à elle et entièrement soumise à cette dernière. BOLSONARO, l'actuel président brésilien, qui aime à se présenter comme le "TRUMP tropical", en est l'exemple caricatural. Au moins les Blancs américains réussi (certes, en grande partie grâce à l'esclavage) à faire des Etats-Unis la première puissance mondiale tandis que les Békés sud-américains sont des parasites qui prospèrent sur la misère de leurs peuples. Et lorsqu'un homme politique non-Béké surgit comme le Mulâtre Hugo CHAVEZ au Venezuela ou l'Amérindien Evo MORALES en Bolivie, la caste blanche emploie tous les moyens pour le discréditer (les grands médias leur appartiennent) et pour les abattre.

   CHAVEZ était ainsi régulièrement traitée de mono ("singe" en espagnol) dans les médias vénézuéliens appartenant à la caste blanche et MORALES d'Indien arriéré dans celle de Bolivie. Evidemment, les commentateurs internationaux n'évoquent jamais cet aspect des choses, préférant pointer du doigt la supposée faillite du système "socialiste" ou "communiste" mis en place par ces deux présidents, mais ignorer l'aspect racial du problème revient à se boucher les yeux.

   Ce qui vient de se passer en Bolivie est une victoire de la bourgeoisie compradore blanche, les Békés boliviens, qui n'ont jamais accepté l'arrivée à la tête du pays d'un Indio même si ce dernier avait pris le soin d'avoir un vice-président blanc...

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