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LE MONDIAL CHEZ MANDELA: NOUVELLE ÈRE DU FOOT?

par Etzer FLAVIEN

De nouveau, la phase finale de la coupe du monde de football. Et bientôt l‘actualité médiatique, ratissant de l’essentiel au superflu, nous inondera de renseignements sur cette grand-messe sportive. .Dans la majorité des pays où ce sport est l’objet d’un véritable culte, la vie nationale sera rythmée par les hauts et les bas des prestations des formations nationales en lice. .Et quelle aubaine pour les amoureux du ballon rond. Ces aficionados se frottent déjà les mains à l’idée de paris fous sur les performances anticipées de joueurs vedettes et d’équipes favorites. .Dans une telle ambiance d’euphorie, comment suggérer le recul nécessaire à l’examen des problèmes reliés à l’organisation de l’évènement. Arriver à relativiser les plaisirs du jeu pour s’intéresser aux vrais enjeux qu’il implique....

Pourtant à bien y penser, tout adepte lucide, soucieux de l’avenir du football devrait trouver quelque intérêt à cette réflexion critique. Après tout il s’agit d’amplifier en les approfondissant les interrogations et frustrations qui,de façon récurrente, émergent des flonflons de la fête. .Car, à l’évidence, d’une coupe du monde à l’autre, un sentiment de déjà vu flotte dans l’air. .Décidément, ce méga spectacle s‘apparente à la chronique de couronnement d’une équipe européenne ou sud-américaine. Comment rompre avec ce rite lassant. Faut-il s‘abstenir de contester la formule traditionnelle de ce tournoi au prétexte qu’elle est l’unique recette pouvant garantir le succès de l’évènement. .Et, du coup, se contenter des contenter des retouches ponctuelles effectuées sous la pression des confédérations africaines et asiatiques? Ce serait manquer au devoir de solidarité envers les pays du tiers-monde qui n’ont jamais cessé de revendiquer une plus juste place dans la coupe du monde.

LE DÉFICIT DE REPRÉSENTATIVITÉ PLANÉTAIRE

Inventé et codifié sous sa forme moderne en Angleterre durant le 19 siècle,le football `s’est répandu progressivement aux quatre coins du globe. .Une conquête planétaire qui a connu une nette accélération à la faveur du colonialisme et,plus récemment,la mondialisation. Ainsi, de nos jours,sur tous les continents et dans la presque totalité des pays,le foot est pratiqué dans l’allégresse et jouit du statut de sport national . Mais c’est surtout sa forte implantation dans le tiers-monde qui lui vaut le premier rang parmi les sports collectifs de stature mondiale Dans ces régions déshéritées, le football dispose d’un atout majeur, une carte maîtresse: la modicité combinée à la relative flexibilité des moyens requis pour le pratiquer. .À cela s’ajoute son attractivité pour combler le besoin d’évasion et de socialisation. Pourtant, ce rayonnement planétaire incontestable ne se reflète guère dans le groupe de pays sélectionnés, au fil des coupes du monde, pour l’étape ultime de la compétition.

Comment expliquer cette discordance, ce défaut de conformité? Loin de nous la tentation de rabaisser le mérite des équipes promues. Elles ont gagné de haute lutte leur ticket à travers un long processus de sélection qui les a conduit à `affronter des formations rivales dans leur zone respective. Certes, on conçoit bien que l’organisation rigoureuse de la coupe du monde oblige à tenir compte de l’état moyen de la compétition de haut niveau dans les confédérations réunies à la FIFA .Toutefois cette grande vitrine du foot qu’est le mondial demeure tronquée sans un certain niveau d’exposition du jeu pratiqué sur tous les continents. .Et elle ne livre pas aux millions d’adeptes les données indispensables à la comparaison de l’évolution respective du sport dans les zones desservies par les six confédérations. .À l’évidence, cette exigence semble bien absente de la politique traditionnelle de distribution des quotas pour le mondial. .Du moins, c’est ce que suggère le poids écrasant de la représentation européenne. .De 1934 à 2006 n’a t-elle pas représenté 56 pour 100 des équipes réunies dans la phase ultime de la coupe. .Pourtant durant le 20 siècle, le football n’a cessé de gagner du terrain dans le monde. .Son acclimatation si bien réussie en Amérique du sud et en Afrique pour donner naissance à deux grands foyers de jeu hors d’Europe.

PREMIER FOYER DE FOOT HORS D’EUROPE: L’AMÉRIQUE DU SUD.

Sorti des bagages du britannique: marin, homme d’affaires ou immigrant, le ballon rond a historiquement fait ses premiers bonds en terres américaine, asiatique et africaine pour divertir les nouveaux venus en proie au mal du pays. La vitesse de son enracinement dans ces lieux exotiques a été déterminée surtout par l’importance de la composante européenne dans la population locale. Nettement favorisée sous ce rapport, l’Amérique du sud n’a pas tardé à émerger comme le premier foyer footballistique né de la colonisation. En Argentine, Uruguay, Brésil, nations issues de colonies de peuplement, sans cesse alimentées par des vagues d’immigrants d’origine européenne dès la fin du 19 siècle sont mis en place les éléments structurels et les moyens logistiques nécessaires à l’essor du football : réseau de clubs, parrainage d’entreprises, infrastructures sportives. Ce processus d’implantation connaîtra sa phase d’accélération décisive au début du 20e siècle avec la démocratisation du jeu et son assimilation culturelle notamment au Brésil. Si bien que vers le milieu du siècle, sans commune mesure avec les enclaves de foot éparpillées dans les autres territoires coloniaux, l’Amérique du sud est en mesure de s’affirmer par des succès remarquables et des initiatives avant-gardistes: médaille d’or aux jeux olympiques, décrochée par l’Uruguay et création de la première confédération de football ,le CONMEBOL en 1916....

Autant de réalisations ont amené la FIFA ,véritable fief européen à associer quelque peu les fédérations sud-américaines aux projets reliés à la gestion du football mondial. .Il s’en est suivi un demi-siècle de collaboration harmonieuse entre les dirigeants des deux principaux foyers de football. Et une bonne entente à l’épreuve des divergences de vues, généralement aplanies par des compromis assortis de concessions: L’Uruguay n’a-t-il pas eu l’insigne honneur d’héberger le premier mondial en 1930. Et, dans les dix huit mondiaux organisés de 1934 à 2006, le CONMEBOL, gratifié du deuxième plus important quota d’équipes nationales en phase finale, soit 20 pour cent environ...

LE SECOND FOYER DE FOOT HORS D‘EUROPE:L‘AFRIQUE

Le second foyer majeur de football hors d‘Europe s‘est formé en Afrique dans des conditions nettement différentes de celles qui ont prévalu en Amérique du sud. Sur le continent africain “terre d’élection” de colonies d’exploitation, le football s’est propagé à partir de clubs embryonnaires issus des contingents limités d’Européens nécessaires au pillage colonial. Dans ce contexte de sujétion, l’utilisation du sport obéit d’emblée aux motivations et réflexes du colon. Il s’en sert volontiers pour consolider les barrières ethno-raciales qui le séparent de la population indigène. Alors, pour céder à l’attractivité du jeu, le footballeur africain doit y projeter ses rêves d’émancipation, le débarrasser de toute souillure raciste pour en faire le véhicule de ses revendications politiques. Une appropriation collective si affirmée qu’elle est par la suite sanctionnée par les dirigeants des états nouvellement indépendants. À l’exemple de KWAME NKRUMA du Ghana, ils ont tous instrumentalisé le football afin de promouvoir l’identité, la cohésion nationales et l’affirmation de leur pays sur la scène mondiale. Sans soutenir la comparaison avec l’Europe et l’Amérique au palmarès des compétitions internationales,l’Afrique représente un important foyer de football par ses caractéristiques propres et sa contribution au football mondial. Aucun continent n’illustre si éloquemment l’expression “sport-roi» appliqué au football, tant ce sport y est omniprésent, au point de symboliser l’activité sportive elle même. Aucun ensemble aussi vaste de pays ne misent autant sur ce sport pour faire rêver leur population et atténuer les vicissitudes du clivage nord-sud. Ce continent demeure le plus vaste terrain de football amateur dans ses formes d’expression la plus naturelle. Et, avec les dérives inquiétantes du football professionnel, le dernier bastion du football convivial. L‘importance du foyer africain se mesure aussi à son rôle dans les flux mondiaux de joueurs. Il est le principal pourvoyeur des talents recherchés par les grands clubs européens. On estime à plus de cinq cent le nombre d‘athlètes africains évoluant dans les différentes ligues du vieux continent. Un commerce qui par ailleurs n’est pas exempt d’excès, souvent dénoncés autant par des dirigeants sportifs africains que de responsables de la FIFA. Porte-parole des pays du tiers-monde qui rattachent le football au combat pour l’affranchissement de toute forme de dépendance, les délégués asiatiques et africains ont bataillé inlassablement pour sensibiliser les dirigeants de la FIFA à la nécessité d’un partage moins inégalitaire des responsabilités du football mondial. Quatre décennies de lutte pour de bien maigres résultats: C’est qu’il n’est pas si facile de vaincre les résistances arc-boutées à des privilèges institutionnalisés. Et qui plongent leurs racines dans le contexte historique même de la création de l’organisme suprême du football.

DYNAMIQUE CENTRE-PÉRIPHÉRIE À LA FIFA.

Influencés par le rapport de domination au reste du monde qui prévaut encore en Europe au début du siècle, les principaux dirigeants de la FIFA ont toujours eu du mal à se démarquer des schèmes de pensée du inhérents à la mentalité colonialiste. Il est vrai que la vision des réalités planétaires à travers le prisme des intérêts européens ne représente nullement à l’époque un obstacle majeur à la diffusion du football, sport à peine connu dans le reste du monde. Et si la création, un peu plus tard du foyer sud-américain a quelque peu modifié la carte mondiale du foot, elle n’a pas amené pour autant la redistribution des cartes dans l’organisme suprême. On l’a vu, les délégués du nouveau foyer, construit sur le modèle européen, se sont bien accommodés de l’eurocentrisme pendant près d’un demi-siècle. De sorte que la rupture n’interviendra qu’avec l’arrivée massive à la FIFA des délégations asiatiques et africaines. Elles vont impulser une nouvelle dynamique qui ébranlera progressivement le mode de gestion traditionnel dans l’instance suprême du football. Première conséquence: La perte de la majorité traditionnellement détenue par les Européens. Certes, on est pas pour autant au seuil du bouleversement des rapports de force au sein de la FIFA. Car, il faut savoir que les décisions importantes y sont généralement prises dans des assemblées réduites, des caucus contrôlés par des délégués occupant des postes clé et ceux représentant des pays sélectionnés suivant des critères liés à la participation aux compétitions internationales. Alors il suffit de rappeler la présence écrasante des Européens au secrétariat, à la vice-présidence de l’organisme et la faible participation des nations du tiers-monde aux tournois mondiaux pour expliquer l’absence des délégués de ce dernier bloc de pays des lieux de décisions .Mais on ne saurait indéfiniment faire la sourde oreille aux discours revendicatifs en phase avec les nouvelles réalités du football. Encore fallait-il l‘avènement d‘une convergence d‘intérêts des délégations du sud, avec la prise de conscience par les latino-américains des perspectives de gains liées à la révision de leur politique d‘alliance. Les circonstances favorables à cette coalition interviendront à un moment crucial dans la vie de la FIFA, celui des grandes manœuvres entourant le choix du nouveau patron de l‘institution, en 1974. Une élection dont l’issue dépend dans une large mesure de la position de la confédération africaine. En effet, forte du plus important groupe de délégués, depuis la vague des indépendances de la décennie soixante, l’Afrique dispose désormais d’un atout majeur. Elle impose à tout prétendant à la fonction suprême l’obligation de rechercher son appui.

Alors, appelés à choisir entre les deux candidats en lice, l’Européen Rous et le brésilien JOAO. HAVELANGE, les délégués africains ont mis leur confiance en ce dernier, brisant du coup le monopole des Européens sur la présidence de la FIFA; mais aussi, l’obstacle majeur sur lequel bute l’élan revendicatif des confédérations sportives du tiers-monde. Et que dire des retombées positives de ce choix? .
De fait, sous l’impulsion du nouveau patron de la fédération Internationale, on à assisté à la mise en oeuvre d’un ensemble de mesures destinées à satisfaire aux doléances les plus pressantes des confédérations du sud. D’abord le renforcement de leur présence en coupe du monde. À cet effet, l’augmentation de leur quota en phase finale de l’évènement s’imposait: Il passera de un à cinq pour l’Afrique, de deux à quatre pour l’Asie, et de deux à trois pour la zone englobant l’Amérique latine et l’Amérique du nord (CONCACAF).De plus, pour compenser l’inégalité des moyens de participation et des chances de succès au mondial, de nouvelles compétitions internationales sont organisées afin de permettre aux pays les moins nantis de se mesurer aux nations développées sur des bases plus égalitaires. .Il s’agit des tournois réservés aux jeunes de 17 et 20 ans, dont l’organisation est attribuée en priorité aux nations qui n’ont jamais hébergé le mondial. Autant d’occasions mises à profit par les pays africains pour accéder assez souvent à la première marche du podium. C‘est aussi durant le dernier mandat du président brésilien que l‘idée de rotation des continents pour l‘organisation du mondial s‘est imposée. Avalisée par son successeur, l’actuel président de la FIFA, le suisse STEPP BLATTER, elle se concrétise cette année avec le premier mondial africain. En outre,pour pallier la pénurie chronique de ressources qui affecte gravement le football organisé dans le tiers-monde, une vaste opération de transfert de savoir-faire et d‘équipements sportifs est lancée. Elle est déployée dans le cadre d‘un vaste programme de stages de formation et perfectionnement du personnel d‘encadrement échelonné sur toute la durée de la présidence de JOAO. HAVELANGE, dont l’Afrique et l’Asie ont été les principaux bénéficiaires. Finalement, des résolutions sont adoptées pour accroître la présence des délégués des pays du sud dans les comités exécutif et spéciaux de la fédération internationale. Toutes ces mesures qui s’inscrivent dans la politique réformiste de l’actuel président de la FIFA, ont apaisé quelque peu l’ardeur revendicative des délégués contestataires. Sans ébranler pour autant leur détermination à lutter pour une réforme en profondeur de l’instance suprême du football, dans la foulée de l’ouverture à la cogestion équitable amenée par l’évolution récente des courants d’opinion à la FIFA. Et tout porte à croire que cette exigence sera au coeur des enjeux de l’élection du prochain président de l’organisme principal du football. Mais, engagées ou non avant cette échéance, les négociations pour la nouvelle donne administrative seront ardues. Elles mettront à rude épreuve la cohésion des délégués du tiers-monde. Celle des dirigeants sportifs du vieux continent aussi, qui devront faire preuve de réalisme pour remettre en question les privilèges inhérents à l’eurocentrisme.

Ce partage plus équitable des responsabilités du football devrait sans doute conforter la tendance à l’égalité des quotas d’équipes alloués aux différentes confédérations pour le championnat mondial de football. Afin de mieux refléter le rayonnement planétaire du jeu. Et, peut-être même, lui conférer de nouveaux attraits, avec l’augmentation des joutes opposant les différents continents dans un sport tant sujet aux aléas divers, si propice aux exploits imprévus dus aux sursauts de motivation. Mais, on ne saurait pour autant ignorer les leçons de l’étude sociogéographique du football et les enseignements d’un tournoi presque séculaire. Ils mettent si bien en lumière les facteurs explicatifs de la suprématie exercée par un petit groupe de pays sur la coupe du monde: réseau national de foot amateur, secteur professionnel dynamique proche des standards européens, expertise technique, tradition de succès aux compétitions mondiales. Alors, pays émergent, certes, mais fort handicapé par l’absence d’un noyau de professionnels de stature internationale, l’Afrique du sud créera-t elle la surprise en inscrivant le premier pays du continent sur la liste des nations détentrices du trophée Jules RIMET? Après, tout l’euphorie du mondial n’autorise t-elle pas tous les paris?

Commentaires

shaka_zulu1 | 09/06/2010 - 15:27 :
Article très intéressant! En tant qu'ancien footballeur et suivant le football mondial depuis bientôt 30 ans, je peux vous dire que cette compétition m'a toujours laissé perplexe surtout en ce qui concerne l'attribution des différentes places qualificatives pour chaque confédération. Jugez plutôt! A la coupe du monde 1974 par exemple sur les 16 participants de l'époque, 9 places étaient attribués à l'Europe soit plus de 50% et encore cela aurait du être bien plus car en 1973 l'URSS avait à l'époque refusé de jouer le match de barrage contre le Chili de Pinochet qui avait pris le pouvoir après un coup d'Etat où Salvador Allende avait trouvé la mort quelque mois plutôt. Pour les 7 places restantes, une a été attribuée à la CONCACAF (Haïti), 4 à l'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Chili), 1 place pour l'Afrique (Zaïre) et la dernière qui représentera l'Asie et l'Océanie (l'Australie). Depuis grâce au combat d'Issa Hayatout le président de la CAF (Confédération Africaine de Football), l'Afrique a pu gagné une place supplémentaire en 1982 (la phase finale du mondial étant passé à 24 participants), une de plus en 1994. Quatre années plus tard, en 1998, le mondial passant de 24 à 32 qualifiés, l'Afrique a vu 5 pays lui représentés. Idem en 2002 et 2006. Pour cette année, avec l'Afrique du Sud pays organisateur, le continent africain aura 6 représentants (le Cameroun, le Nigéria, la Côte d'Ivoire, le Ghana, l'Algérie et donc l'Afrique du Sud). Une grande première pour le continent! Les autres confédérations ne sont pas en reste puisque la CONCACAF qui n'avait au départ qu'un représentant est passé à trois qualifiés et en 2006, il avait même eu 4 représentants avec la qualification de Trinidad et Tobago. Cette année la CONCACAF aura trois représentants (le Mexique, les Etats-Unis et le Honduras), l'Amérique du Sud aura la moitié de ses représentants en Afrique du Sud soit 5 sur 10 (le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et le Chili). L'Asie qui comme l'Afrique et la CONCACAF était peu représentée par le passé aura pour cette édition 4 représentants (la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon et...l'Australie qui est passée depuis 2004 de la zone Océanie vers celle de l'Asie). L'Océanie aura pour représentant la Nouvelle Zélande qui a été obligée de passer par les barrages pour se qualifié contre le Barhein. Quand à l'Europe encore une fois, elle se paie la grande part du gâteau avec 13 qualifiés sur 32 je le rappelle presque la moitié! (L'Allemagne, l'Italie, la France, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Angleterre, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie, la Suisse, la Grèce, le Danamark et la Serbie). Et c'est là où le bât blesse! Pensez-vous qu'un pays comme la Suisse soit supérieur à des pays comme la Côte d'Ivoire voire même le Sénégal qui n'est pas qualifié pour cette édition-là? Je pense qu'en prenant compte le niveau d'ensemble de chaque confédération, l'Europe par exemple ne devrait pas dépasser 12 qualifiés. Voilà un exemple de répartition : - 4 pour la CONCACAF - 5 pour l'Amérique du Sud - 12 pour l'Europe - 6 pour l'Afrique - 4 pour l'Asie - 1 pour l'Océanie Dans les compétitions mondiales de jeunes, la répartition est encore beaucoup plus équitable. Exemple lors du dernier championnat du monde des moins de 21 ans en Egypte, sur les 24 participants la répartition étaient la suivante : - CONCACAF : 4 qualifiés - AMERIQUE DU SUD : 4 qualifiés - EUROPE : 6 qualifiés - AFRIQUE : 5 qualifiés - ASIE : 4 qualifiés - OCEANIE : 1 qualifié (Tahiti soit dit en passant) Résultat des courses, c'est le Ghana qui avait été champion du monde de cette catégorie face au Brésil. Oui à moins que le Nigéria, le Cameroun, le Ghana ou la Côte d'Ivoire nous fassent mentir, le titre mondial en Afrique du Sud risque encore une fois de se jouer entre un représentant de l'Amérique du Sud et celui de la zone Europe! SHAKA (Gwakafwika)