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L’AUTRE ELDORADO DES GENOCIDAIRES RWANDAIS

de Patrick Eric Mampouya

Depuis la fin des massacres au Rwanda, le président Paul KAGAMÉ s’est résolu avec beaucoup de détermination et une constance inégalée en Afrique de ramener au pays tous les Rwandais soupçonnés d’avoir participé au génocide pour les juger car un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir…

La France, pays dit des "droits de l’homme" (au moins sur le papier), repaire de tous les dictateurs africains qui s’empressent d’y acquérir châteaux et autres biens immobiliers pour leur paisible retraite s’illustre depuis quelques années comme le premier eldorado des génocidaires Rwandais.

Recherché par Interpol et soupçonné d'avoir participé au génocide de 1994 au Rwanda, son pays d'origine, Eugène RWAMUCYO travaillait sans être inquiété à l'hôpital de Maubeuge depuis mars 2008. Il avait bénéficié de l’appui Claude GUÉANT secrétaire général de l’Elysée et directeur de cabinet du président Nicolas SARKOZY pour régulariser sa présence en France alors que toutes les polices du monde le recherchait.

Il avait été démasqué par une infirmière, vexée des remarques du médecin sur son embonpoint. En tapant le nom de RWAMUCYO sur Internet, elle découvre, stupéfaite, le lourd passé du médecin Rwandais, comme le révèlera un article paru dans le journal "Le Monde" daté du 16 octobre 2009, qui avait mis le feu aux poudres.

Au Congo Brazzaville, la situation est tout autre. Dans ce pays où les règles, les lois et les traités internationaux mêmes ratifiés s’arrêtent là où commencent les intérêts du général Denis SASSOU NGUESSO, les génocidaires Rwandais ont trouvés un véritable parrain et un paradis.

Qui se souvient encore de cette nuit de décembre 1996 qui vit arriver sur le territoire du Congo Brazzaville, des milliers de Rwandais, hommes, femmes et enfants exténués, chassés de RDC par l'avancée vers Kinshasa des troupes coalisées de l'AFDL et du FPR ?

Le Président Pascal LISSOUBA, panafricaniste convaincu, avait à l'époque réunit les moyens de l'Etat congolais, en lien avec le HCR, afin que toutes ces personnes fussent installées, dans des conditions décentes.

Le gouvernement, conduit par le premier Ministre, David Charles GANAO, reçut donc les instructions idoines afin de déployer la couverture humanitaire et de mettre les hôtes du Congo Brazzaville dans des lieux, bien identifiés.

Ainsi, furent créés deux espaces d'accueil. L'un, dans le secteur de Kintélé, à coté de l'académie militaire Marien NGOUABI située à quatre kilomètres, au nord de Brazzaville. Le second était érigé dans la région de la Likouala, au nord du Congo Brazzaville à la frontière avec la RDC et la RCA.

En 1997, lors de son coup d'état militaire perpétré contre la république, le Général Denis SASSOU NGUESSO, qui cherche à recruter des forces supplétives dans les pays voisins exercera une pression immorale sur ces éléments, sommés de rejoindre son camp.

Ainsi, les réfugiés Rwandais se retrouveront – ils en position de retourner les armes contre ceux – là même qui les avaient reçus, nourris et protégés.

Ce sont donc ces troupes qui, aux côtés des anciens de la DSP de MOBUTU, des milices Cobras, des soldats d'IDRISS DEBY et de l'armée de DOS SANTOS vont mener la guerre de terreur contre les villes et les populations du sud du Congo.

C'est cette troupe encanaillée, recrutée par le général Denis SASSOU NGUESSO, à coups d'argent pour certains et à coût de promesse d'intégration dans l'armée victorieuse pour les autres, qui constituent les éléments "sida"
.
Aujourd'hui, treize ans après leur arrivée, les réfugiés Rwandais ont changé de statuts, grâce au coup de pied de l'âne qu'ils ont donné à la main qui les a nourris. Certains sont devenus de grands commerçants à travers tout le Congo. Ils sont présents surtout dans les grandes villes (Brazzaville, Pointe noire, Nkayi, Dolisie) où ils nourrissent les réseaux de corruption, allègrement.

Ceux là ont peu de problèmes avec le pouvoir actuel. D'autres ont été intégrés dans les unités spéciales dès l’arrivée de SASSOU NGUESSO, ou servent en qualité de gardes du corps auprès des autorités civiles et militaires, des ministres du gouvernement et de l'administration putschiste de Brazzaville.

Il n'est donc pas surprenant aujourd'hui de constater le surnombre de gardes issus de cette population, auprès des dignitaires congolais. Ainsi, par exemple, la garde de monsieur Isidore MVOUBA, grand ministre du pouvoir est composée à 95% d'éléments "sida".

Les armes et l'argent font donc bon ménage chez les anciens réfugiés rwandais devenus incontournables grâce aux facilités accordées par le régime, en récompense des services rendus, notamment dans la transformation du Sud du Congo en zone de terre brûlée.

Mais, est – on vraiment sûr que la bouche qui s'est blessée oublie le goût du sang ? Les éléments "sida" n'ont pas finit de faire couler de l'encre.

Quelques éléments ‘’sida’’ à Brazzaville :

Mrs BIMEMYIMANA Jean Baptiste ; HABYALIMANA Emmanuel (colonel à Ouesso) ; MAZIMPAKA Sylas (régiment blindé à Brazzaville) ; BAYINGANA Aloise ; NYIRABAHIZI
Mmes WIMANA Chantale ; SERAPHINE (au camp MPILA)

{{{Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/}}}

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