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L'affaire CEREGMIA avait déjà été traitée en interne en...2007

L'affaire CEREGMIA avait déjà été traitée en interne en...2007

   Désinformez, désinformez, il en restera toujours quelque chose ! Tel semble être la devise d'un certain nombre de gens au sein de l'Université des Antilles dont l'objectif est de défendre le CEREGMIA, cet ex-groupe de recherches en économie dont les trois principaux responsables ont été révoqués de la fonction publique par le CNESER (Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche), révocation accompagné d'une interdiction d'enseigner dans le privé.

   Ainsi, a-t-on pu entendre sur une radio, une conasse notoire déclarer que "cette affaire aurait dû avoir été traitée en interne". Et d'accuser l'ancienne présidente de l'Université des Antilles d'avoir porté l'affaire sur la place publique !!! Or, ce que cette personne ne dit pas, c'est que l'affaire CEREGMIA avait déjà été traitée en interne six ans avant l'accession de C. MENCE-CASTER à la présidence de l'établissement. Oui, 6 ans ! En 2007 très exactement.

    Et pour quel résultat ?

    Pour qu'en 2013, la Cour des Comptes se voit obligée de rédiger un 2è rapport, encore plus accablant, contre le CEREGMIA et ceux qui gravitaient autour (lesquels auront très bientôt à répondre au Parquet National Financier de Paris) ! Rapport encore plus accablant puisqu'on peut y lire cette phrase hallucinante:

   "La politique financière du CEREGMIA met en danger les finances de l'Université".

   En, réalité, l'affaire CEREGMIA n'avait pas été traitée "en interne" en 2007, mais en..."omerta". En effet, "en interne" aurait signifié que l'ensemble de l'établissement aurait été informé que Fred CELIMENE avait été traduit devant le Conseil de discipline de l'Université à cause du premier rapport en la Cour des comptes et qu'il avait reçu une sanction. Or, 90% des enseignants et administratifs n'en avaient pas eu vent !!! Omerta totale ! Il est vrai que ladite "sanction", vus les faits graves reproché par la Cour des comptes, avait de quoi faire hurler de rire : ne pas pouvoir changer d'échelon pendant un an. C'est comme si une mère surprenait son fils en train de lui piquer des sous dans son portefeuille et lui interdisait d'entrer dans sa chambre à elle pendant une semaine. LOUFOQUE !

   Toujours est-il qu'en accédant six ans plus tard à la présidence de l'établissement, C. MENCE-CASTER et ses soutiens non seulement n'avaient aucune connaissance du premier rapport de la Cour des comptes pas plus que de la pseudo-sanction. Sauf qu'à son arrivée, un deuxième rapport de la Cour des Comptes va tomber et que deux jours à peine après avoir pris ses fonctions, elle trouve une lettre comminatoire de l'AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) sommant l'université de rembourser la somme de 2 millions d'euros à cause du CEREGMIA.Evidemment, la nouvelle présidente tombe des nues !

   Et les réclamations de s'enchaîner : d'Allemagne, de Bruxelles, de l'INTEREG (qui se trouvait en Guadeloupe à cette époque). Cela pousse le Sénat à mettre son nez dans l'affaire et à pondre un rapport tout aussi accablant que les deux de la Cour des comptes. Air France réclame des dizaines de milliers d'euros au CEREGMIA, FRANCE-TELECOM aussi et même l'hôtel BATELIERE sans compter une foultitude d'autres fournisseurs. Que devait alors faire la nouvelle présidente ? "Régler le problème en interne" pour reprendre les termes de la conasse citée plus haut ou alors, pourquoi pas ?, risquer la prison pour les beaux yeux de Fred CELIMENE et des 43 personnes (dixit le rapport de l'IGAENER, confirmé par celui de l'OLAF ou "FBI européen") qui ont mangé dans le gâteau universitaire.

   La nouvelle présidente a agi en son âme et conscience afin de préserver les intérêts matériels et moraux de l'établissement qui venait de l'élire à sa tête. Car si le conseil de discipline de l'université avait fait son travail en 2007, elle ne se serait pas retrouvée obligée, en 2013, face aux turpitudes financières du CEREGMIA. Que certains étudiants sans doute manipulés (espérons-le !), n'arrivent pas à comprendre quelque chose d'aussi simple et se rangent aux côté d'enseignants et d'administratifs qui défendent le CEREGMIA ou qui ont bénéficié des largesses de ce dernier, est tout simplement affligeant. Car l'université n'a pas pour seule fonction de dispenser un savoir et de délivrer des diplômes. Elle a tout autant le devoir de former des citoyens responsables et surtout respectueux des deniers publics.

   Enfin, si les trois chefs du CEREGMIA étaient blancs comme neige, pourquoi le CNESER leur a-t-il infligé une sanction aussi lourde ? Avant eux, un seul, oui, un seul universitaire avait été révoqué dans l'Hexagone : un président qui vendait des diplômes à des étudiants chinois qui ne savaient pas parler le français. Et si la quarantaine d'autres personnes gravitant autour du CEREGMIA et recevant de lui des prébendes étaient, eux aussi, blancs comme neige, pourquoi leurs noms et les sommes que chacun a touchées figurent-ils dans le rapport de l'IGAENER et celui de l'OLAF ?

   L'omertà, comme chacun sait, est une méthode en vigueur du côté de la Sicile. Elle ne doit pas avoir cours chez nous, surtout pas dans un milieu censé former l'élite de la jeunesse...

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