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La question de l'Université des Antilles exposée aux chefs de partis du "Gran Sanblé"

La question de l'Université des Antilles exposée aux chefs de partis du "Gran Sanblé"

  Ce mercredi 18 avril, à la CM (Collectivité Territoriale de Martinique), les responsables des différents partis politiques composant le "Gan Sanblé", à savoir la majorité au pouvoir, étaient conviés à entendre un exposé sur la situation du Pôle Martinique de l'Université des Antilles, l'ouvrage de Corinne MENCE-CASTER, "LE TALISMAN DE LA PRESIDENTE" (éditions ECRITURE) servant à évoquer ce qui s'était passé en amont.

   C'est Christiane EMMANUEL, conseillère territoriale en charge de la culture, qui ouvrit, à 19H, les débats avant qu'Alfred MARIE-JEANNE, rentré d'une mission à Paris une heure plus tôt, n'explique les démarches qu'il a d'ores et déjà entreprises pour que cesse les violations répétées de l'autonomie du pôle martiniquais de notre université (à laquelle, soit dit en passant, la CTM verse un peu plus d'1 million d'euros par an). Ensuite, Suzy SOREL chef d'entreprise et l'une des responsables du Comité VAC (Vigilance Anti-Corruption) expliqua les raisons du soutien de ce dernier à la récente mobilisation étudiante, rappelant que l'université n'est pas un monde clos et que les parents des 5.200 étudiants qui fréquentent le campus cde Schoelcher ainsi que tous les Martiniquais ont droit de regard sur une institution chargée de former la jeunesse martiniquaise de demain.

   Puis, Cécile BERTIN-ELISABETH, doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, décortiqua l'ouvrage de Corinne MENCE-CASTER avant que cette dernière ne revienne sur les terribles quatre années qu'elle passa à la tête de l'UAG, puis de l'UA, à cause de son simple souci de débarrasser l'établissement des pratiques illégales qui y sévissaient en dépit de 4 rapports accablants contre le CEREGMIA.

   Dans l'hémicycle, les responsables des différents partis formant le "Gran Sanblé" écoutaient attentivement, certains abasourdis parce qu'ils entendirent  : photographies d'enseignants mobilisés devant le campus et sommés de justifier de leurs activités, traduction de 8 étudiants devant le conseil de discipline, embauche d'une société de vigiles impliqué dans la fusillade de la boite de nuit "LE PAPARAZZI" en 2015 qui fit 3 morts et qui plaça des délinquants aux différentes entrées du campus de Schoelcher, retrait de la compétence "Sécurité" à la Vice-Présidente du Pôle Martinique, Odile FRANCOIS-HAUGRIN laquelle prit éloquemment la parole. Sans même parler des 5.000 euros de fonctionnement attribués par la gouvernance de l'Université à cette dernière.

   Francis CAROLE (président du PALIMA), Marie-Hélène LEOTIN (CNCP), Louis BOUTRIN (président de Martinique-Ecologie), Aurélie NELLA (Mouvement Indépendantiste Martiniquais), Francine TOUL (Rassemblement Démocratique Martiniquais) et d'autres responsables politiques furent ensuite vivement interpellés par Raphaël CONFIANT qui leur rappela que la grande majorité des étudiants du campus de Schoelcher sont des enfants des classes populaires, ceux dont les parents sont médecins, pharmaciens, avocats, dentistes, professeurs et chefs d'entreprise allant étudier en France, au Québec ou ailleurs.

   La soirée de présentation se termina par un pot de l'amitié et des dédicaces par C. MENCE-CASTER de son ouvrage. Alfred MARIE-JEANNE, quant à lui, avait peu avant conclu en déclarant qu'il mettrait tout en œuvre pour que cesse les violations répétées de l'autonomie du Pôle Martinique et que la répression illégale qui y sévit s'arrête. Des réunions sont d'ores et déjà programmées pour que des décisions concrètes soient prises...

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