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LA JUSTICE SOUS LES COCOTIERS SE REVEILLE-T-ELLE ? PASCAL AVERNE, ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET DE MARIE-LUCE PENCHARD, EN GARDE A VUE

LA JUSTICE SOUS LES COCOTIERS SE REVEILLE-T-ELLE ? PASCAL AVERNE, ANCIEN DIRECTEUR DE CABINET DE MARIE-LUCE PENCHARD, EN GARDE A VUE

   Ca ressemble furieusement à un coup de pied dans la fourmilière. Alors que le justice aux Antilles se la jouait la Belle-au-Bois-dormant depuis des lustres, voici qu'enfin, elle semble se réveiller.

   Un Béké, Jean-Louis de LUCY et son père, propriétaire de CARENANTILLES, ainsi que le maire PPM du Marin, Rodolphe DESIRE, sont mis en examen avec 11 chefs d'accusation sur le dos. Avant eux, le maire PPM de Saint-Joseph, Athanase JEANNE-ROSE avait écopé de 40.000 euros d'amendes pour une sombre affaire de laverie-automatique installée par lui dans sa commune. Amélius HERNANDEZ, un temps patron d'un syndicat de distribution d'eau en Guadeloupe (le SIAEAG), est passé en procès le mois dernier et le procureur de la République avait requis 5 ans de prison et 500.000 euros d'amendes. Ces jours, voici que l'Affaire "Green Parrot" mettant en cause Alfred MARIE-JEANNE, sa fille Maguy et l'architecte dominiquais Mark FRAMPTON à propos de la construction d'une école à la Dominique à l'époque où le premier était président de Région, refait brusquement surface. Aujourd'hui, c'est Pascal AVERNE, ex-directeur de cabinet de Marie-Luce PENCHARD, mairesse de Basse-Terre et ex-ministre de l'Outremer, qui est sur le grill à cause d'une progression de carrière fulgurante et de salaires ne correspondant pas à ce qui a cours dans la fonction publique.

   Toutes ces affaires sont très différentes les unes des autres et comme insiste à juste titre la justice, les personnes mises en cause bénéficient (hormis JEANNE-ROSE et HERNANDEZ déjà jugés) de la fameuse "présomption d'innocence".

   Toutefois, on ne peut pas ne pas ressentir une certaine gêne à l'idée que lesdites personnes, placées à de hauts postes de responsabilité, aient pu se retrouver dans pareille situation alors que comme P. AVERNE, elle touchaient des salaires mensuels conséquents (voire mirobolants dans le cas d'AVERNE : 8.000 euros). Faut-il se référer à la règle universelle qui est aussi valable en terre créole : Pli yo ni, pli yo lé ni ! Que cela se passe dans des pays développés ou riches, passe encore, mais dans des territoires comme les nôtres où plus de la moitié de la population survit avec 600 euros par mois où les 2/3 des 25-40 ans est au chômage (et donc tire le Diable par la queue), c'est tout à fait indécent.

   En tout cas, sans préjuger aucunement de la culpabilité de X ou Y, on ne peut que se réjouir de voir la justice sous les cocotiers se bouger un peu. Qu'elle se garde toutefois d'oublier les affaires ODYSSI, CEREGMIA, SODEM et autres !...

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