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La filière viande à l’abattoir

Guy FLANDRINA
La filière viande à l’abattoir

   Les articles qui composent cette enquête tendent à démontrer comment, sous couvert d’unification de la filière viande afin d’avoir un seul interlocuteur, les services de l’Etat n’ont pas seulement laissé sombrer des coopératives mais assisté MADIVIAL plongeant d’autres dans d’inextricables difficultés. 

Au final, c’est le consommateur qui trinque ! 

   Les viandes importées −dont certaines bas de gamme ne sont pas vendues en France continentale−  subissent, en effet, un octroi de mer de 5 à 10%.  Les observateurs des prix constatent un alignement des prix de la production locale sur celle venue d’ailleurs.

   Parallèlement, lesdits services, administratifs et judiciaires, restent sourds et aveugles aux magouilles et autres pillages et gaspillages en tous genres dénoncés tant par le président de la CTM que par un coopérateur ayant lui-même profité du système. 

   Une société privée achète, elle, les consciences à coups de chèques loin d’être en bois…

   Coup de théâtre ! Un éleveur ruiné exhibe, comme un retour de boomerang au visage du payeur, le chèque qu’il a reçu. Un chèque/boutou1 qui tape en plein dans le mille, apportant la preuve de la corruption au sein de MADIVIAL.

   Chaque secteur de la filière est touché, de l’œuf au bœuf, en passant par la poule aux œufs d’or, au lait frelaté, aux lapins exterminés, aux cochons étranglés, aux poches crevées des éleveurs et aux panses repues de quelques administrateurs… 

   Vol au-dessus d’un nid de fripouilles.

          Guy FLANDRIN

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