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Josette Manin (députée de la Martinique) : "La destruction des statues de Schoelcher est indigne, déplorable et condamnable"

Josette Manin (députée de la Martinique) : "La destruction des statues de Schoelcher est indigne, déplorable et condamnable"

   La députée de BATIR LE PAYS MARTINIQUE, le parti créé par Pierre SAMOT après son départ du Parti Communiste Martiniquais, y est aussi allée de son lamento.

   Comme pour les LETCHIMY, CONCONNE, ANTISTE, HAJJAR, LANDI et consorts, elle considère que la démolition des statues de SCHOELCHER par des activistes le 22 mai dernier est un acte hautement répréhensible. Le problème auquel sera confronté tous ces élus (es) se posera très bientôt : comment réagiront-ils quand la justice s'en prendra aux auteurs de ces actes ? Car, en bonne logique, si on juge qu'un acte relève du "vandalisme", selon l'expression de LETCHIMY et HAJJAR, n'est-il pas normal que la loi le punisse ? Vont-ils, hypocritement, faire volte-face et pondre des communiqués pour défendre ces jeunes activistes ? Bagay-la ké cho ba zot, lé-zanmi !

   Voici donc la déclaration de J. MANIN...

« Députée de la Martinique, mais également Députée de la nation, je veux solennellement appeler nos concitoyens à davantage de recul et de respect pour tous les marqueurs et le patrimoine de notre histoire commune.

Le 22 Mai est un moment historique essentiel de notre territoire et de ce que nous sommes : des Hommes et des Femmes libres, fiers et égaux en droits et en devoirs.

La destruction des deux statues de Victor Schœlcher, artisan de l’abolition de l’esclavage, en cette date est indigne, déplorable et condamnable.

L’histoire de notre île est dense, complexe et tumultueuse mais elle est aussi significative et inspirante. Il faut l’accepter dans sa globalité, sans taire notre esprit critique ou notre objectivité, mais surtout sans jamais céder à la violence et au vandalisme.

Nos ancêtres ont brisé eux-mêmes leurs chaînes. C’est là notre plus grande fierté ! Toutefois, le Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848, que nous devons à Victor Schœlcher ou encore la Loi (Taubira) du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité sont des socles juridiques de l’histoire de l’abolition de l’esclavage.

Ne cherchons pas à les déprécier ou à les mettre en concurrence. Acceptons-les pour ce qu’ils sont : des expressions de notre force et de notre grandeur face aux tragédies et aux défis de l’Histoire.
Par conséquent, je condamne sans réserve les actes de dégradation et de vandalisme ciblant les statues de Victor Schœlcher, survenus en pleine journée ce 22 mai 2020 à Fort-de-France et à Schœlcher. »

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