Accueil
Aimé CESAIRE
Frantz FANON
Paulette NARDAL
René MENIL
Edouard GLISSANT
Suzanne CESAIRE
Jean BERNABE
Guy CABORT MASSON
Vincent PLACOLY
Derek WALCOTT
Price MARS
Jacques ROUMAIN
Guy TIROLIEN
Jacques-Stephen ALEXIS
Sonny RUPAIRE
Georges GRATIANT
Marie VIEUX-CHAUVET
Léon-Gontran DAMAS
Firmin ANTENOR
Edouard Jacques MAUNICK
Saint-John PERSE
Maximilien LAROCHE
Aude-Emmanuelle HOAREAU
Georges MAUVOIS
Marcel MANVILLE
Daniel HONORE
Alain ANSELIN
Jacques COURSIL

GUERRE CIVILE - LES RESCAPÉES PARLENT

{{"Attachée à un arbre les yeux bandés, j'écoutais impuissante, la peur dans le ventre, les pleurs et cris de détresse de ma sœur pendant que des hommes en arme la violaient"}} raconte Sandra, une rescapée des conflits armés qui ont violemment meurtri les populations congolaises dans les années 1990.

Des histoires de ce genre, les pires que l'on puisse imaginer dans la vie d'un être humain, des milliers de femmes et d'hommes congolais les ont vécues dans leur propre chair. Ils s'en souviennent encore avec la même force.

Des milliers de femmes congolaises ont vécu cet enfer pendant la guerre civile des années 90, à Brazzaville comme dans les villages environnants.
Aujourd'hui, certaines d'entre elles ont accepté de braver la peur, la tristesse et de parler lors d'un atelier tenu à Kinkala, département du Pool, l'une des zones les plus touchées par les conflits armés au Congo.
Cet atelier organisé par le PNUD, dont des spécialistes des crises et du relèvement, a permis de réunir sept femmes et jeunes mères affectées par les conflits armés, qui ont accepté de partager leurs histoires pour sensibiliser la communauté internationale et les populations congolaises sur les conséquences des guerres.

Mère de deux enfants, Garcia raconte : "Je n'avais que 13 ans quand nous fuyions la guerre. Ma mère est morte en route. Mon père et moi sommes allés en République démocratique du Congo mais c'était très difficile d'y survivre. Dès que nous avons eu l'opportunité de revenir au Congo, nous n'avons pas hésité... Arrivés au port fluvial, on m'a séparé de mon père et c'était la dernière fois que je voyais mon père".

Animé par Amy HILLS, experte en "digital storytelling", cet atelier a connu également la participation des bureaux de pays du PNUD de la République démocratique du Congo, du Soudan et de la République centrafricaine, où les populations connaissent les mêmes situations.
Ces témoignages feront l'objet d'une production audio et vidéo. Elles seront illustrées par des photos et dessins réalisés par les victimes elles-mêmes.

Ces supports de communication permettront de sensibiliser les populations sur les conséquences des conflits armés et de mettre en exergue l'efficacité des réponses post-conflit apportées par le PNUD, afin de mobiliser davantage de ressources en faveur des populations congolaises.

Les femmes qui ont accepté de témoigner sont toutes bénéficiaires du « projet pilote pour l'autonomisation des femmes et filles associées et affectées par les conflits armés » financé par le PNUD. Grâce à ce projet, elles bénéficient aujourd'hui d'un encadrement au sein des coopératives où elles pratiquent le maraîchage ou fabriquent du savon.

Ces activités permettent à des milliers de femmes de se prendre en charge et de répondre aux besoins de leur famille.
Garcia a d'ailleurs souligné dans son récit que "grâce à l'argent de la vente du savon, j'ai inscrit mon fils à l'école".

Jose WABO, qui représentait le Représentant Résident du PNUD au Congo, a remis à chaque participante une somme de 100.000 FCFA (226 dollars US) pour renforcer les activités génératrices de revenus qu'elles exercent. Il les a par ailleurs remerciées d'avoir "abandonné pendant 4 jours tout ce qui leur est cher (famille, activités lucratives ) pour se prêter à cet exercice combien difficile".

"En ce qui me concerne, je vais acheter de l'huile et de la farine pour renforcer le commerce de beignets que je tiens avec ma mère. Si vous revenez dans deux mois, vous ne serez pas déçus de ce que nous aurons fait avec ce fond de commerce que vous venez de nous donner" a dit Adrienne, l'une des participantes.

Pour Florence MALANDA, Présidente de la Coopérative des femmes de Kinkala, "ces témoignages aideront à sensibiliser tous les congolais et toutes les populations du monde entier sur les conséquences de la guerre".
"Notre souhait est que l'appui du PNUD touche d'autres femmes qui souffrent à travers le monde", a-t-elle conclu.

_ Nous Sommes le Congo !
_ Cessons d'Avoir Peur !
_ Pour un Etat de Droit au Congo !
_ "Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
_ Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !

Patrick Eric Mampouya
_ http://mampouya.over-blog.com/

Connexion utilisateur

CAPTCHA
Cette question sert à vérifier si vous êtes un visiteur humain afin d'éviter les soumissions automatisées spam.

Pages