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Gérard Lacom, président du CCEE : "Jean Bernabé nous a été un expert très utile en matière de langues et cultures régionales, mais aussi d'éducation"

Gérard Lacom, président du CCEE : "Jean Bernabé nous a été un expert très utile en matière de langues et cultures régionales, mais aussi d'éducation"

MONTRAY KREYOL : Gérard Lacom, vous êtes président du CCEE (Conseil de la Culture, de l'Education et de l'Environnement) qui organise une exposition sur Jean Bernabé, ancien membre de votre organisme durant 18 ans. Pouvez-vous nous dire ce que ce dernier vous a apporté ?

G. LACOM : Jean Bernabé a permis au CCEE de disposer d’un expert pour la réflexion que le Conseil entendait mener en auto saisine sur tous les sujets relatifs à l’éducation, à la culture et au développement en  Martinique, la langue et la culture créoles au centre de tout cela, bien entendu.

 

MONTRAY KREYOL : Quelles sont les actions concrètes et les surtout les avancées obtenues sur la question des langues et cultures régionales par le CCEE à l'époque où Jean Bernabé y siégeait ?

G. LACOM : C’est sous la houlette de Jean que des motions comme celles touchant à l’introduction du créole à l’école, la revendication du CAPES créole ont pu être présentées. La réflexion sur le métissage culturel, celle sur le devenir de l’Université des Antilles et de la Guyane, les contributions aux sessions successives de l’association des Rencontres Interrégionales des Langues et Cultures Régionales, depuis 1997, ont été élaborées avec le concours de Jean.

 

MONTRAY KREYOL : L'exposition du CCEE retrace toute la carrière de Jean Bernabé tant comme universitaire que comme membre du CCEE, quels en sont les points forts ?

G. LACOM :. Le premier point fort de l’exposition tend à souligner son total engagement avec un enracinement local de « natif natal », régional notamment par la fédération des composantes de l’aire créolophone caribéenne, national (lutte pour le CAPES) et international « Jounen enternasyonal ».

Le second présente ses contributions au CCEE.

Le troisième donne à voir quelques-uns des nombreux témoignages et hommages qui nous sont parvenus.

 

MONTRAY KREYOL : N'y aurait-il pas intérêt à ce que votre exposition soit pérenne et qu'elle circule, par exemple, dans les différents établissements scolaires ?

G. LACOM : Une suggestion venue de plusieurs horizons serait que cette exposition soit pérenne et itinérante. L’idée est à creuser et oblige à réflêchir aux moyens ainsi qu’à la méthode.

 

MONTRAY KREYOL : Où en est la question de la création, comme à l'île de la Réunion, d'un OFFICE DE LA LANGUE CREOLE par la CTM qui figure dans le programme de décembre 2016 de ceux qui la dirigent ? Le CCEE est-il associé à la réflexion autour de ce projet et quand verra-t-il le jour ?

G. LACOM : .Depuis plusieurs années le CCEE a proposé la création d’un «Office Public de la Langue et de la Culture Créole ». Cette proposition maintes fois réitérée reste encore au stade de l’idée. Nous ne désespérons pas d’y parvenir, d’autant que des entretiens avec des élus nous ont permis de leur exposer le cheminement des offices mis en place dans d’autres régions par exemple « OPLB » pour la langue basque ou celui du Conseil Culturel de Bretagne. 

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