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Etats-Unis : Ilham Omar, la première élue musulmane au Congrès, en couverture du Time

Etats-Unis : Ilham Omar, la première élue musulmane au Congrès, en couverture du Time

Dans l’Amérique tombée aux mains de l’oligarchie « trumpienne » pleine de morgue, la mise à l’honneur par le prestigieux magazine Time de Ilhan Omar, la première parlementaire musulmane à siéger sous la coupole du Capitole, est une consécration d’autant plus marquante qu’elle fait un joli pied de nez au retour en force du suprémacisme blanc et du racisme sous toutes ses formes chez l’oncle Sam…

Sur le long chemin qu’elle a parcouru, depuis son enfance passée à fuir la guerre civile en Somalie, passant d’un camp de réfugiés à un autre, avant de graver son nom dans l’histoire de la politique américaine, la digne représentante des sans-voix et sans-grades du Minnesota, sa terre d’asile, aura fait tomber bien des barrières au fur et à mesure de son irrésistible ascension sur la scène publique.

Le Time, sentant l’engouement grandir autour de la charismatique Ilham Omar, ne s’y est d’ailleurs pas trompé en la mettant en couverture de son numéro spécial inaugural du 18 septembre, celle-ci se voyant érigée en icône d’un renouveau féminin en marche, résolu à agir pour changer le monde.

Classée parmi les 45 femmes « briseuses de tabous et de plafonds de verre » pour la bonne cause, dûment sélectionnées par le magazine américain, l’ancienne réfugiée somalienne à qui son regretté grand-père, Baba Abukar, transmit très tôt le virus de la politique, au sens noble du terme, est le premier visage féminin d’une série intitulée « Firsts » qui en présentera 12 au total.

« Notre objectif avec Firsts, c’est que les femmes que nous mettons en pleine lumière soient une source d’inspiration pour leurs congénères, afin de les convaincre qu’il est possible de grimper dans l’échelle sociale, de relever de grands défis et que, d’en haut, la vue est spectaculaire », a expliqué le magazine en préambule.

Qui mieux que l’exemplaire Ilhan Omar, la première élue voilée de la Chambre des Représentants et bâtisseuse de ponts dans l’âme, peut incarner ce modèle à suivre pour toute une génération d’Américaines, qu’elles soient musulmanes ou non musulmanes ?

Linda Sarsour, l’activiste américano-palestinienne qui s’était illustrée lors de la Marche des Femmes anti-Trump à Washington, le 21 janvier 2017, à travers un vibrant plaidoyer en faveur des droits des citoyennes musulmanes et de couleur, a fait part de son admiration sur Twitter : « C’est puissant et superbe ».

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