Corinne Mencé-Caster recrutée par La Sorbonne

Raphaël CONFIANT
Corinne Mencé-Caster recrutée par La Sorbonne

   La Sorbonne, pour ceux qui par extraordinaire l'ignorerait, est la plus vieille et la plus prestigieuse des universités françaises. Fondée au XIIIe siècle, elle a donc 8 siècles d'existence et a vu passer parmi les plus brillants cerveaux français et étrangers, tant au niveau du corps professoral que des étudiants. Etrangers parce qu'on a tendance à oublier qu'une université n'est ni une école primaire ni un collège ni un lycée. Déjà la racine du mot, "Univers", indique son orientation transnationale et c'est pourquoi il y a des classements mondiaux d'universités, mais pas de collèges ou de lycées qui sont des institutions nationales. Les lycées français, par exemple, sont classés, certes, mais pour le seul territoire français.

   Cette précision sémantique est importante car elle permet aussi de comprendre pourquoi toutes les universités du monde recrutent des étrangers alors que cela est difficile, voire impossible au niveau de l'enseignement primaire et secondaire. Apparemment, sous nos latitudes, il semblerait, hélas, que dans l'esprit de certains "Université" signifie, et a toujours signifié, "Nombrilité". Il est vrai qu'il est beaucoup plus facile de cacher sa médiocrité intellectuelle et surtout ses magouilles (financières et autres) quand on se réfugie dans son nombril. 
   Corinne MENCE-CASTER, qui a mis fin à ses fonctions de présidente de l'Université des Antilles à 4 mois de la fin de son mandat, vient donc d'être recrutée par La Sorbonne. C'est là une gifle magistrale à toute cette bande de voyous en col blanc qui n'ont eu de cesse de la harceler sur les 3 ex-pôles de l'ex-UAG et qui ont continué à le faire après la sécession de la Guyane. Ces gens qui, dans plus d'un millier de mails mensongers, injurieux et diffamatoires durant quatre ans, l'ont traitée d'"incompétente", de "nulle", de "délinquante" ou de "folle". Tout cela parce que s'appuyant sur des rapports accablants (Cour des comptes, Sénat, IGAENER), elle a refusé de se montrer complice du pillage de notre université. Ces gens qui se sont aussi appuyés, tant en Martinique qu'en Guadeloupe, sur des politiques qui ont défendu bec et ongles le CEREGMIA et le chef des voyous Fred CELIMENE. Aujourd'hui, les arrêtés du CNESER viennent d'être adressés à qui de droit : Fred CELIMENE est révoqué de la fonction publique, Kinvi LOGOSSAH et Eric CARPIN sont suspendus de leurs postes sans salaire, le premier pour 5 ans, le second pour 2 ans. Mais il y a mieux : ces 3 individus ont également interdiction d'exercer dans des établissements ou des instituts privés. Pas seulement dans le public !
   Notre université des Antilles perd (provisoirement) en Corinne MENCE-CASTER une professeur d'université brillantissime (agrégée, docteur etc.), mais aussi une administrative hors pair qui a su mener celle-ci à bon port en dépit de tous les écueils. Mais le moment est venu de nous poser une question : qu'avons-nous fait pour lui faciliter la tâche ? Hormis la poignée de fidèles qui l'ont entourée tant en Guadeloupe qu'en Martinique, elle a été environnée par des tièdes, des indifférents, des peureux, des je-men-fichistes qui maintenant vont certainement chanter ses louanges. Quant aux métastases de la voyoucratie, qui se sont faites toutes petites depuis que les têtes de leurs trois chefs ont été coupées, qu'ils et elles n'exultent pas trop vite ! Nous sommes encore déterminés, plus déterminés que jamais, à les débusquer et à obtenir que justice se fasse. 
   Il n'y aura ni cessez-le-feu ni trêve ni calumet de la paix ni armistice. 
   Bon vent, Corinne MENCE-CASTER ! Vous avez fait honneur à nos pays ! Vous êtes devenue un symbole de l'intégrité et du courage dans un petit monde gangrenée par la médiocrité et la soif d'argent. Nous savons que vous ne nous quittez pas. Nous savons que vous serez encore et toujours à nos côtés, ne serait-ce que par vos activités de recherches et vos publications littéraires. Simplement, vous avez besoin de prendre un grand bol d'air frais. Oui, frais !
   Cela, nous le comprenons parfaitement et vous disons MILLE FOIS MERCI pour tout ce que vous avez accompli dans les pires conditions. Vous êtes l'honneur de nos pays !...

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