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Chaben : l'homme de l'année 2020 (3è partie et fin)

Chaben : l'homme de l'année 2020 (3è partie et fin)

   La perfection n'étant pas de ce monde aucun bilan d'aucune activité humaine ne peut être considérée comme parfaite. A commencer par l'activité politique !

   Si donc le bilan de la majorité qui a dirigé la CTM au cours des cinq années écoulées__et cela en dépit de ses récentes fractures__, est largement positif, il comporte bien évidemment des échecs et des zones d'ombre qu'il serait malhonnête intellectuellement de chercher à dissimuler. Rappelons et ne cessons de rappeler que le "contrat de mandature" signé entre, d'une part, le "GRAN SANBLE" (MIM, RDM, PALIMA, PCM, CNCP et MARTINIQUE-ECOLOGIE) et d'autre part, la Droite de "BA PEYI-A AN CHANS", n'était aucunement une "alliance" comme ses adversaires n'ont cessé de le faire accroire. En français, le mot "pacte" possède un sens très précis et sa première connotation est que contrairement à "l'alliance", il est limité dans le temps et donc dans le cas qui nous occupe aux seules 5 premières années (2015-2020) d'existence de la CTM. De plus, il s'est agi d'un "pacte de gestion", le mot "gestion" étant très important ici car indiquant que les prédécesseurs, en l'occurrence la majorité PPM/EPMN qui dirigeait l'ex-Conseil régional, avaient mal géré. Ce qui fut avéré puisque l'ardoise se monta à...80 millions d'euros !!!

    Il fallait donc de toute urgence redresser les finances de la Collectivité (ce qui a été fait !), faire redémarrer ou aboutir des chantiers (cyclotron, lycée Schoelcher, TCSP etc.) dans lesquels le PPM/EPMN s'était lamentablement enlisé et surtout lancer des initiatives novatrices comme les Réseau de transport Nord-Caraïbe et Nord-Atlantique ou encore le "LABEL ZERO CHLORDECONE". Même si le pacte a été déchiré avant son terme par certains (es) le bilan est bel et bien là...

 

 

***

 

   . Le renforcement de l'action touristique : en charge du tourisme, le conseiller exécutif Miguel LAVENTURE et la conseillère territoriale Karine MOUSSEAU ont privilégié, dès leur entrée en fonction, le tourisme de séjour. Choix payant puisqu'en 2019, la fréquentation touristique globale était en augmentation avec 1. 046. 736 visiteurs et 52% des touristes sont des personnes qui reviennent pour la deuxième fois à la Martinique, signe de satisfaction chez elles. Au premier trimestre de cette même année 2019, on assistait à une augmentation de + 4,5% du tourisme de séjour. L'année 2020, comme partout ailleurs à travers le monde, a entravé cet indéniable développement qui, lorsque la pandémie s'atténuera, permettra un redémarrage rapide de l'activité.

 

 

   . le "Label Zéro Chlordécone"  et l'Application Zéro Chlordécone" : face au désastre que constitue l'empoisonnement de plus de 20.000 hectares de terres agricoles par ce pesticide cancérogène nommé "Chlordécone", il ne fallait pas se contenter de simples dénonciations. Président jusqu'à tout récemment du PNM (Parc Naturel de Martinique), le conseiller exécutif Louis BOUTRIN en avait déjà, dès 2007, exposé les terribles conséquences dans deux ouvrages coécrits avec Raphaël CONFIANT, notamment "Chronique d'un empoisonnement annoncé". Une fois élu, il réfléchit, à compter de 2018, à des mesures concrètes pouvant permettre d'en limiter les dégâts et surtout protéger les consommateurs. Il lance alors le "LABEL ZERO CHHLORDECONE" qui rassemble une cinquantaine d'agriculteurs et d'éleveurs travaillant sur des terres exemptes de pollution. Puis, dans un second temps, l'"APPLICATION ZERO CHLORDECONE", téléchargeable sur téléphone portable et permettant aux consommateurs d'évaluer immédiatement la non contamination ou la contamination du produit qu'il achète.

 

  

   . l'entrée au sein de l'OECS (Organisation des Etats de la Caraïbe Sud) : c'est en 2016 que la Martinique deviendra officiellement membre de cette organisation qui a 35 années d'existence, anniversaire qui sera célébré cette année-là en présence d'Alfred MARIE-JEANNE et des chefs d'état des pays membres. A cette occasion, une exposition sur l'OECS, qui rassemble dix territoires pour un peu plus d'1 million d'habitants, s'est tenue dans l'Agora de la CTM, à Plateau-Roy, avec comme objectif d'informer les Martiniquais sur le fonctionnement de cette organisation et sur l'importance pour leur pile d'y être désormais associée.

 

 

   . le dispositif PTI (Pacte Territorial d'Insertion) : il sert à définir les priorités d'action en faveur de l'inclusion des personnes en situation de précarité, dispositif qui engage non seulement la CTM mais également l'Etat, la CACEM, la CAESM, CAP NORD, la CAF, le Pôle Emploi et la CGSS. Cette démarche, initiée en 2018, s'inscrit dans la stratégie globale de la CTM de mise en œuvre de politiques efficientes permettant de surmonter les effets du mal développement générateur d'exclusion sociale et de départ massif des jeunes Martiniquais hors du pays, principalement en quête d'emploi, selon le conseiller exécutif Francis CAROLE en charge des Affaires sociales, de la Santé, de la Solidarité et de l'économie sociale.

 

 

  . le Pôle Universitaire de Santé : La Collectivité territoriale de Martinique (Fort-de-France) a lancé en 2016, une consultation pour la réalisation d'un pôle universitaire de santé comprenant la faculté de médecine, un Institut de formation en soins infirmiers et une école des sages-femmes. L’enjeu est de répondre au programme tout en offrant un environnement de qualité, de bonnes conditions de travail et de confort, aux étudiants, aux chercheurs, aux praticiens, et en favorisant les lieux d’échanges. La conception est donc initiée par l’installation de 3 blocs en R+1 le long de l’axe de constructibilité représentant les 3 entités fonctionnelles majeures : faculté de médecine, institut de formation en soins infirmiers, école des sages-femmes. Le chantier du Pôle Universitaire de Santé est en cours d'achèvement pour le plus grand bénéfice de nos jeunes intéressés par les professions médicales et paramédicales.

 

 

   . la pêche : Jamais par le passé la pêche n’a eu une telle place dans les politiques publiques d’une collectivité. Que cela plaise ou pas, les chiffres sont là pour attester des efforts de la CTM à l’attention des professionnels de la pêche : 21,029 millions d’euros consacrés au secteur de la pêche. La CTM a tout mis en œuvre pour améliorer les conditions d’exercice des marins-pêcheurs avec pour objectif l’aménagement des 7 ports de pêche (Anses d’Arlet, Case Pilote, François, Grand Rivière, Trinité, Marin et Vauclin) et des 20 APIT(Aménagements pour la Pêche d’Intérêt Territorial), l’amélioration des conditions de travail des marins-pêcheurs notamment en investissant dans des machines à glace flambant-neuves (941 519,11 €), indispensables aux bonnes conditions d’hygiène des produits de la pêche, des opérations de dragage des ports de Grand Rivière et du Vauclin (3,7 M€), d’éclairage des sites portuaires (282,969 €), d’Assainissement du littoral de l’île, de préservation de l’environnement, de dynamisation de la profession pour la rendre attractive pour les jeunes à travers les aides CTM au recrutement de jeunes matelots, de Responsabiliser les professionnels de la pêche, de Mettre en valeur le patrimoine culturel du pays et apporter un cachet touristique. La CTM soutient le projet présenté par les marins-pêcheurs du COPEM (Collectif Pêche Martinique) pour la modernisation de la flottille, la construction de navires de 12 mètres et le développement d’une filière créatrices d’emplois autour des chantiers navales du Diamant. Quant aux DCP, la CTM a alloué 220.000 € au Comité Régional des Pêches qui est chargé de la mise en œuvre de ce projet. Tout ceci en partenariat avec les représentants des professionnels de la pêche, la Direction de la Mer et les trois communautés d'agglomération, le conseiller exécutif Louis BOUTRIN, en charge de l'économie bleue représentant la CTM

 

 

 

   . l'ouverture du Musée du Père Pinchon : route de Didier, à Fort-de-France, érigé sur l'assise de l'ancienne villa Chams, ce bel outil a enfin ouvert ses portes en décembre 2017. C’est toute la collection du Père Pinchon qui y est exposée. Livres, Papillons, oiseaux et autres pièces ont été données en dépôt en octobre 1994 à la Collectivité par la congrégation des pères du Saint-Esprit. Cet ensemble de près de 10 000 pièces constitue un fond unique aux Antilles. Plusieurs expositions sont à découvrir :

 

 . Le Père Pinchon – un précurseur dans la connaissance de la biodiversité martiniquaise (panneaux et vitrines d’animaux par milieu en Martinique).

 

. La mer : connaissance et fragilité du milieu.

 

·  . Exposition de planches d’herbiers : les fougères , une passion du père Pinchon.

·  . Les petites bêtes de notre jardin créole en collaboration avec Martinique entomologie.

 

 

   . Agriculture : A côté des aides aux filières conventionnelles (banane et canne-sucre-rhum) fortement soutenues par la CTM, la collectivité a innové en mettant en place un programme de diversification agricole et, dès l’année 2016, 8 dispositifs d’aides pour les petits agriculteurs ayant moins de 13.000 € de revenus annuels. Face aux effets dévastateurs du carême 2020, la CTM a voté un dispositif de relance calamité agricole en soutien direct aux exploitants agricoles à travers 2 volets : Aide sous forme de subvention (2 M€)  - 455 dossiers reçus et sont actuellement en cours de traitement (92 dossiers validés à ce jour soit 936 541 €) – et Aide sous forme de prêt à taux zéro pour un budget de 1.5 M€.

 

 

   . Transports (les interconnexions Sud-Centre) : les routes du Sud et du Centre de la Martinique étant régulièrement embouteillées tôt le matin et jusqu'en début de soirée, il fallait proposer une alternative permettant de se déplacer sans devoir obligatoirement utiliser sa voiture. C'est ce qu'a fait MARTINIQUE-TRANSPORT, dont le président est Alfred MARIE-JEANNE et le vice-président, le conseiller exécutif Louis BOUTRIN, en mettant en place en mettant un réseau de lignes express depuis les Communes de Sainte-Anne, Vauclin, Marin, Rivière-Pilote et Rivière Salée dès 4h30 le matin jusqu’à 21h00 le soir et seulement pour 2,10 euros. Grâce à de nouvelles lignes express et une interconnexion effective, les usagers pourront gagner plus aisément le pôle multimodal de Carrère, au Lamentin, d'où ils pourront embarquer à bord du TCSP afin de rallier Fort-de-France.

 

 

 

   . l'aide aux sinistrés de Sainte-Marie et du Nord-Atlantique : suite aux terribles intempéries qui ont frappé la côte Nord-Atlantique de la Martinique, plusieurs communes ainsi que leurs habitants se sont retrouvées sinistrées : habitations ravagées, routes coupées ou effondrées, alimentation en eau potable interrompue etc...Sous la houlette d'A. MARIE-JEANNE et de Daniel MARIE-SAINTE (conseiller exécutif en charge des travaux publics), la CTM s'est aussitôt mise au travail afin de réparer les dégâts et porter de l'aide aux populations en détresse. Si la Collectivité n'avait pas disposé de finances assainies, il aurait été impossible de faire face à cette situation, les aides de l'Etat, par le biais de l'état de catastrophe naturelle, arrivant toujours tardivement. Evidemment, les mêmes élus (es) qui passent leur temps à reprocher à CHABEN de thésauriser et de dormir sur une cagnotte se sont empressés de l'accuser de ne pas en faire assez !!! Comme on dit en créole ces personnes "sont nées avant la honte".

 

   Nos lectrices et lecteurs auront compris qu'il nous est impossible de lister toutes les actions entreprises par la CTM au cours des 5 ans de mandature qui s'achèvent. Nous l'avons fait en 3 articles, chacun d'eux listant 10 actions soit un total de 30, mais s'il fallait être exhaustif, il aurait fallu faire au moins 20 articles pour rendre justice à tout le travail abattu.  

 

***

 

Projets non réalisés/Absences d'initiatives

 

   . l'Office de la Langue Créole : dument inscrit dans le programme électoral du "Gran Sanblé" diffusé en novembre/décembre 2015, cet outil pourtant indispensable pour l'élaboration d'une véritable politique linguistique, outil existant à Tahiti, en Corse, en Bretagne etc...depuis des années, n'a jamais vu le jour. A sa place a été créé une simple "Direction de la langue créole" qui fait ce qu'elle peut avec les modestes moyens qui lui sont alloués. Visiblement, certains (es) ne comprennent toujours pas que notre langue créole est en grave danger et que jour après jour, elle s'effrite sous les coups de boutoir répétés de la langue française jusqu'à devenir ce charabia que l'on peut entendre sur diverses radios. Les créolistes (écrivains, artistes, universitaires etc.) ont accompli dès les années 70 du siècle dernier le travail nécessaire à la promotion et valorisation du créole en publiant des livres, en instaurant une Licence et un Master de Créole à l'Université des Antilles et en se battant, avec succès, pour la création d'un CAPES et d'une Agrégation de créole. Désormais, il revient aux politiques de prendre le relai, ce qui ne peut être fait qu'avec un Office de la Langue Créole. Comme partout où existe une langue en danger...

 

   . l'Emprunt obligataire auprès des Martiniquais : il figurait aussi dans le programme du "Gran Sanblé" en 2015 et tout comme l'Office de la Langue Créole, il n'a jamais été mis sur pied pour des raisons sans doute compréhensibles : les ratios résultants de la précédente gestion (Mandature de Serge LETCHIMY) étant tellement mauvais que les organismes bancaires et institutions financières, partenaires incontournables pour un emprunt obligataire, ont décliné toutes propositions d’accompagnement de la CTM. Cette situation financière calamiteuse, héritage des donneurs de leçons qui, à l’instar du dindon de l’hémicycle, Fred LORDINOT président de l’ex-commission des finances, n’ont pas été capables de gérer ni l’ex-Région, ni la Ville de Fort-de-France, a été assainie par Alfred MARIE-JEANNE. ll lui a fallu faire les travaux d’Hercule pour mettre à jour et apurer les 3 milliards d’engagements financiers sur plusieurs années et, ensuite, ouvrir le champ du possible. Depuis seulement une année la Collectivité WW présidée par A. MARIE-JEANNE a rétabli une capacité de désendettement soutenable. La CTM est passée de 14 années de capacités de désendettement en 2016 à 8 années en 2020 (la moyenne des Régions de France étant de 4,3 années) ce qui constitue un exploit mais qu’il va falloir préserver et non pas jouer à l’orpaillage, en ouvrant les fenêtres de Plateau Roy et distribuer l’argent des contribuables à tout-va.  

 

 

   . le Pôle Martinique de l'Université des Antilles : si, comme on l'a vu plus haut, la création d'un Pôle Universitaire de Santé est une excellente chose, force est de constater que comparativement aux élus (es) guadeloupéens (nes), l'implication de leur alter ego martiniquais dans la vie et le développement de l'Université des Antilles est plus que modeste. Cela ne date pas de l'arrivée du "Gran Sanblé" à la tête de la CTM mais perdure depuis plusieurs décennies qui, chose qui, au fil du temps, a permis au Pôle Guadeloupe de notre université se développer au détriment du Pôle Martinique. Au point d'en arriver aujourd'hui à ce que la Guadeloupe dispose d'une université quasi-complète avec une école d'ingénieurs et une nouvelle Faculté des Lettres et Sciences humaines à Saint-Claude (Basse-Terre) ainsi que toutes les autres formations (Sciences Exactes et Naturelles, Sciences juridiques et économiques, STAPS etc.). Les cris d'alarmes des universitaires martiniquais, en particulier, de nos scientifiques, n'ont guère trouvé d'écho auprès de la CTM, hormis quelques déclarations non suivies d'effet.  Ceci dit, au niveau financier, la CTM apporte des soutiens conséquents :  

   . Le cofinancement du nouveau restaurant universitaire pour un montant de 500 000€,

   . une enveloppe de 1 225 400€ à l’UA

   . le soutien à la construction du Pôle universitaire de Santé

   . le projet Élan avec les États de l’OECS etc.

 

   . un déficit communicationnel : s'il y a eu d'indéniables progrès ces derniers temps, force est de constater que pendant les trois premières années de la mandature, le GSPBAC (Gran Sanblé Pou Ba Péyi-a An Chans) n'a pas su mettre ses actions en valeur aux yeux de la population martiniquaise. Car, quels que soient les pays à travers le monde, le citoyen moyen comme on dit en français ou Ti Sonson comme on dit en créole ne va quasiment jamais sur les sites-web institutionnels, sauf s'il est directement concerné par une question quelconque. Trop didactiques et souvent arides, ces sites n'attirent pas le grand public. Ce fut donc une erreur que d'avoir fermé en 2016, une fois la nouvelle majorité arrivée au pouvoir, le site du "Gran Sanblé", fort bien fait et comportant des photos attractives. Ensuite, il est erroné de croire que de nos jours, les radios-libres sont très écoutées car on n'est plus dans les années 80 du siècle dernier lorsqu'au moment de la libération des ondes, celles-ci ont envahi le paysage médiatique au point de parfois damer le pion aux radios institutionnelles. Aujourd'hui, les choses ont changé avec l'accès à un nombre considérable de chaînes de télé, l'arrivée de Netflix et des réseaux dits sociaux. Les sondages MEDIAMETRIE sont implacables : même une émission comme "LE MOT DU MIM", sans doute la plus écoutée des radios-libres, a perdu en audience. Quant au fait de poster de courts messages sur Twitter accompagnés de photos, il relève de l'auto-illusion : Ti Sonson ne sait pas ce qu'est Twitter. Reste Facebook qui est, en effet, très populaire et qui constitue un bon vecteur de communication, mais là encore, quel que soit le pays, les internautes vont sur ce réseau pour majoritairement échanger des "milan" (potins), poster des selfies ou flirter, pas pour lire des textes politiques. La solution à ces problèmes ? Celle-ci : apporter un soutien massif aux trois seuls organes de communication qui appuient la politique de l'actuelle majorité : d'abord, la radio RLDM qui est l'une des rares radios-libres à n'avoir pas sombré avec l'arrivée des nouveaux moyens de communication ; ensuite, l'excellent journal du PCM, "JUSTICE", qui fête sa 100è année d'existence et qui est une véritable mine d'informations fiables ; enfin, notre site-web, MONTRAY KREYOL, même si, démocratie oblige, il ouvre ses colonnes à toutes les sensibilités politiques.

 

   . une certaine opacité au niveau du cabinet du président de la Collectivité : régulièrement pointée du doigt par l'opposition et récemment par ceux qui ont quitté le GSPBAC (Gran Sanblé Pou Ba Péyi-a An Chans), mais aussi par certains organes de presse tel que notre confrère BONDAMANJAK, cette opacité nuit indéniablement au bon fonctionnement de l'institution dans la mesure où des personnes non élues et des administratifs en imposent, sur certains dossiers, aux élus (es) que sont les conseillers territoriaux et exécutifs, chose qui n'est pas du tout normale en démocratie.

 

***

 

Alors, quel est le bilan de la mandature ?

 

   Dire qu'il est GLOBALEMENT positif serait faire injure à l'énorme travail abattu pendant les cinq dernières années comme nous l'avons montré dans nos deux articles précédents. Nombre de conseillers exécutifs et territoriaux ont mouillé leur chemise dans toutes sortes de domaines tout en subissant le feu roulant des critiques de l'opposition. Et tout cela pour des émoluments presque ridicules : 2.200 euros mensuels pour les exécutifs et 1.830 pour les territoriaux. A comparer avec les 7.000 euros mensuels de nos chers députés (es) et sénateurs (trices) !

   Non, le bilan de la mandature n'est pas globalement positif, il est TRES LARGEMENT POSITIF.  

   Désormais, les élections territoriales approchant à grands pas, sans doute est-il temps pour le "GRAN SANBLE" de se refonder en prenant acte des défections (assez tardives) des uns et des autres et de se remobiliser sous la houlette de son leader incontesté, Alfred MARIE-JEANNE.

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